12 mars 2008
Démocratie et liberté d'expression: Le Pen condamné..
Jean-Marie Le Pen a été condamné ce mercredi 12 mars 2008 à 10.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris pour "provocation à la discrimination, à la haine" ou à la "violence raciales" pour une interview au quotidien Le Monde du 19 avril 2003, dans laquelle il avait déclaré: "le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont". "Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit "qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça, tu cherches la bagarre?". "Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe", avait-il ajouté.
La 11e chambre de la cour d'appel a également condamné Jean-Marie Le Pen à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'Homme (ligue du vice et de la vertu d'Eurabia), partie civile.
Un mois plus tard, M. Le Pen revenait à la charge dans une interview à Rivarol: "D'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disaient, non sans raison: Mais M. Le Pen, c'est déjà le cas maintenant !".
C'est pour ces nouveaux propos qu'il a été condamné mercredi !
"Le prévenu oppose les Français aux musulmans (...) et tend à susciter (...) un sentiment de rejet et d'hostilité envers la communauté musulmane", a considéré la cour mercredi. "Son propos instille dans l'esprit du public la conviction que la sécurité des Français passe par le rejet des musulmans et que l'inquiétude et la peur, liées à leur présence croissante en France, cesseront si leur nombre décroît et s'ils disparaissent", a-t-elle ajouté.
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Lire sur le Billet de droite: « Racisme et xénophobie » : les nouveaux Tartuffe
Je suis Islamo-Négatif : (par Serge de Beketch)
A propos de la condamnation de Le Pen
Vols à l'arrachée : 10 racailles en garde à vue...
Elles sont soupçonnées de "plus d'une centaine de vols" à la portière avec violence, "recel" et "association de malfaiteurs". Dix racailles de Seine-Saint-Denis âgés de 16 à 25 ans, dont quatre mineurs, sont en garde à vue depuis lundi 10 mars 2008. Sept d'entre elles ont été interpellées à l'aube à leur domicile à Saint-Denis, Aubervilliers et Villetaneuse. Les trois autres, arrêtées le 2 mars 2008 à Saint-Denis après quatre vols commis en vingt minutes à Paris, ont été extraits de détention provisoire. Quatre personnes seraient encore recherchées selon la police. Elles sont soupçonnées d'avoir commis une longue série de vols à la portière depuis 2007 à Paris sa petite couronne et dans le Val-d'Oise. Leur garde à vue est susceptible de durer quatre jours.
Des perquisitions menées lundi ont permis aux enquêteurs de saisir des objets appartenant sans doute à des victimes encore non identifiées. L'enquête judiciaire vise une bande qui "tapait tous azimuts", selon la police, et porte sur "plus d'une centaine de vols" commis contre des automobilistes à Paris et sur les autoroutes A1, A3 et A86, dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-d'Oise. Selon la source policière, les voleurs agissaient par équipe de deux motos, en général "volées et re-plaquées", le premier deux-roues étant "chargé de repérer la cible", l'autre de briser la vitre passager des voitures pour dérober les effets personnels en évidence.
18 mois avec sursis pour Charles Pasqua...
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua a été condamné mercredi 12 mars 2008 à 18 mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire du financement illégal de sa campagne des européennes de 1999.
Me Lef Forster, l'avocat du sénateur UMP des Hauts-de-Seine qui était absent, a immédiatement annoncé que son client ferait «vraisemblablement appel» de sa condamnation.
La 16e chambre correctionnelle a suivi les réquisitions du parquet en infligeant 18 mois d'emprisonnement avec sursis à M. Pasqua, qui a été reconnu coupable de faux, financement illégal de campagne électorale et abus de confiance.
Caricatures de Mahomet: relaxe pour Philippe Val
La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi 12 mars la relaxe de Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo, jugeant que les caricatures du prophète Mahomet publiées en 2006 par l'hebdomadaire satirique ne constituaient pas une injure à l'égard des musulmans.
Cocaïne: Claude Brasseur et Fabien Onteniente
Le comédien Claude Brasseur et le réalisateur Fabien Onteniente (le réalisateur de "Jet Set" et de "Camping")ont été entendus mardi comme témoins au siège de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), à Nanterre, dans le cadre d'une enquête sur un trafic présumé de cocaïne.
Dans un premier temps, des sources proches du dossier avaient indiqué à l'AFP que les deux hommes avaient été placés à garde à vue mais une source policière a ensuite précisé qu'ils n'avaient été entendus que comme témoins et remis en liberté.
L'OCRTIS, enquêtant sur un réseau de trafic de cocaïne, a établi une liste de consommateurs présumés, parmi lesquels figurent le comédien et le réalisateur de «Camping», a-t-on ajouté de sources proches du dossier, affirmant qu'il n'y avait pas eu de saisie de stupéfiants.
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Autre Billet : "show-business, stars camées jusqu'à l'os"...